La Kinesis des fagots
2020 – Une proposition artistique du collectif des 400M.
Marie-Julie Lemercier, Gwenaël Le Boulluec et Olivier Nugues.
Avec le soutien du musée de Bibracte et de l’association Chemin.
Promenade immersive dans les sites naturels.
« La Kinésie des fagots » est un jeu de construction où chaque tige est l’ossature d’un grand corps en mouvement. Où chaque élément dont nous faisons partie, raconte des histoires, offre des escapades dans l’imaginaire, le sensible, avec humour et poésie.
« La Kinésie des fagots » c’est aussi une ballade sensible et attentionnée là où ça vous chante.
Lors du premier confinement, comme beaucoup, nous avons été touchés par le recul de l’activité humaine, découvrant le silence d’un monde calfeutré, où les animaux se sont rapprochés des villes en se demandant ce que nous étions devenus. Et quand en décembre 2020 a commencé le second épisode d’isolement, nous nous sommes sentis comme des ours qui ne peuvent plus hiberner, nous avons cherché comment nous nourrir, nous exprimer, comment créer. La période de vide artistique que nous traversions nous bousculait et nous donnait un autre angle d’approche : le temps s’était suspendu, nous ne savions pas quand ni comment le monde de la culture émergerait de cette pandémie
Nous sommes entrés en laboratoire et y avons exploré nos singularités.
Il nous est apparu que tous, à ce moment-là, nous vivions une expérience nouvelle qui redéfinissait nos rapports au vivant : son silence habité fut comme un choc qui nous permis d’éprouver l’intime conviction d’être nature, non plus en son centre, mais parmi elle. Cette nouvelle expérience nous a convaincu d’œuvrer avec elle.
La nature ne sera plus assujettie ni réifié mais partenaire.
Suspendu entre ces temps d’incertitudes pandémiques et celui d’un printemps naissant, d’autres espaces ont surgi. Il y avait le chemin construit pour et par nous humains et au-delà de cette frontière, l’intense mouvement des règnes du vivant, dont nous sommes issus et que nous habitons, comment dès lors inventer des passerelles pour mieux comprendre et aller vers ce monde plus vaste ?
Conquis par l’invitation à la lenteur, nécessaire à l’écoute du monde de l’autre, nous nous sommes ouverts à des espaces inconnus et avons laissé au temps le temps d’être.
Méthode
Donner de l’espace au geste poétique sur un espace de 400 mètres carrés :
L’action culturelle / le temps de résidence / ateliers, collectage et fabrique / Sorties en milieu naturel.
Monter un circuit avec des habitants / un parcours poétique en immersion / se rencontrer et vivre ensemble un moment de conversation entre vivants lors de moments choisis.
Inviter les curieux à entrer dans des espaces revisités, redécouverts, réenchantés pour décaler le regard sur les espaces de vie.
Délocaliser des habitants au-delà de leur zone de « confort » et créer des endroits refuge.
Public
Résidences et ateliers : des enfants à partir de 8 ans (cadre scolaire ou social, structures éducatives d’accueil) ou des parents avec leurs très jeunes enfants (crèches, ateliers en famille),
Public à besoin spécifique (communautaire, seniors, enfants placés, public carcéral, des publics hospitalisés)
Public ciblé selon des enjeux de rencontres (autochtones / allochtones ; migrants / accueillants ; Professionnels / institutionnels)
Balades : tous publics / adaptées au public
Selon les propositions faites par la structure accueillant le collectif « Les 400 mètres », des jauges sont adaptables. Le travail ne sera pas le même avec une balade ouverte à 20 ou à 80 personnes.