Ateliers
&Formations
Nous avons essayé de “ranger”
en quatre chapitres les différentes
thématiques autour desquell es
la compagnie mène ses ateliers
avec le public depuis 1997 :
L’objet, L’ombre, L’eau, Le jardin.
Cliquez sur les vignettes
pour accéder à leur
contenu.
démarche
que nous
poursuivons
depuis plusieurs spectacles,
et qui est devenue une sorte de processus
de création,
presque une marque de fabrique,
nous conduit à privilégier
dans notre travail une
forme d’écriture intuitive à base
d’installations plastiques.
Une sorte d’improvisation de matériaux
et d’objets, aux-
quels nous laissons libre cours et dont le pouvoir évocateur,
la capacité de rêverie, ou de fantaisie, et la force poétique
deviennent les voies mêmes que nous empruntons pour
inventer
nos histoires et nos personnages.
En ce sens,
il s’agit véritablement d’une écriture
particulière,
aussi bien plastique que théâtrale, une démarche
artistique totalement affirmée.
Ainsi, dans
nos spectacles,
le texte, l’histoire, le travail
de comédien,
ne sont-ils pas du
tout premiers. Nous considérons les mots
comme des
matériaux concrets, au même
titre que le reste, les rebondissements
et la continuité naissent au hasard des
trouvailles
et des accidents.
L’écriture
et
le jeu viennent en cours de route.
...
...
Nos spectacles
s’élaborent donc à partir
de rien (à proprement
parler),
à la source d’une seule idée
- le monde, l’eau,
le jardin-,
et
d’une cueillette d’objets divers puis
de paroles.
Au bout de tout ce processus
d’improvisations-écritures et d’installations-
répétitions,
le spectacle sera un objet achevé,
stabilisé, mais qui gardera
la mémoire de ses
ébauches,
la trace de ses chemins de traverse.
Notre imaginaire ne consiste pas tant à inventer
des
univers et des fictions qu’à chercher de nou-
velles manières
de parcourir le monde, le quotidien,
le banal, qu’à construire des
prismes pour décomposer le
réel et l’enrichir de visions
décalées,
poétiques et fantaisistes.
Comme des arpenteurs ou d’incessants
voyageurs, nous nous
intéressons aux frontières, aux passages,
aux liens que l’on peut
tisser entre les choses, entre les songes,
entre les gens.
Les ateliers que nous menons dans les écoles ou avec d’autres
publics obéissent aux mêmes règles
: plutôt laboratoires
de recher-
che que pratique artistique, plutôt interrogations que réponses
aux questions, plutôt partage que transmission. C’est en jetant
des passerelles entre les mondes que nous avançons,
et notre travail
devient l’invention de ces passerelles.